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Descente du Cher

mi-septembre chaque année (2 jours)

Distance à parcourir : 70 km.
Embarcations : yolette 4X+. Locations possibles (en nombre limité)

Texte d'impressions écrit par Myriam Le Becachel (CSN-Brive) :
3 heures du matin, c'est l'heure idéale choisie, par nos rameurs loisirs, pour abandonner leurs oreillers ou les pistes de danse et prendre le départ vers le pays tourangeau.
Qu'est-ce qu'ils ne feraient pas pour aller ramer au pays de Rabelais et goûter au Vouvray !
8h30, arrivée à Larcay, comme prévu. Les croissants et le café chaud les attendaient, mais auparavant, petit exercice de réveil matinal : le déchargement des yolettes, puis chargement du pique-nique et répartition des équipages (certains accompagnateurs vététistes, se sont retrouvés rameurs : ouf, ils avaient une tenue et ils savaient ramer...).

Retrouvailles, discutailles, et rires sont de rigueur, nos amis d'Amiens sont là. Enfin, mise à l'eau des yolettes, il est déjà 10h30.
Direction la première écluse : bonne nouvelle, le passage des écluses se passent sur l'eau, on ne débarque pas (les rameurs qui ont fait le canal du midi ont le sourire...).

Le temps pour nos rameurs de s'échauffer, sur 7km et voilà la première écluse en vue : les yolettes s'engouffrent à l'intérieur, par groupe de six, avec un repli obligatoire des rames, c'est un peu étroit et remuant.
La randonnée commence bien ! Une fois les portes refermées, l'éclusier juge bon de nous donner quelques recommandations et scénarios catastrophes, tel que le bateau qui se renverse et les rameurs noyés, car plaqués au fond de l'écluse. Breeeee... ça fait froid dans le dos.
D'ailleurs, certains se raccrochent un peu plus intensément à leur pelles, alors que d'autres, sûrement adeptes du rafting, ne pensent qu'à agiter le bateau... au grand désarroi des premiers...

Petite remarque : l'écluse qui monte est plus remuante que celle qui descend. Seule solution, pour s'échapper des écluse, attendre la montée du niveau de l'eau, l'ouverture des portes et ensuite se raccrocher à la corde de l'éclusier qui nous guide vers la sortie. Il est recommandé de ne pas s'y pendre.
Sains et saufs, hors de l'écluse, nous voilà partis,... jusqu'à la prochaine...
Quelques kilomètres parcourus, quatre écluses de passées et c'est déjà, l'heure du pique-nique. Ruée vers les berges, avec un débarquement plutôt périlleux et très proche des orties.
Aïïe !!! Ca pique, qui a eu l'idée de s'arrêter là ?
Grand merci à Babeth, qui a pensé au punch et à Pierre, pour son breuvage inconnu.
Rien de tel pour egayer un repas...
Si certains pensaient faire la sieste, après le déjeuner, le projet est à l'eau, le départ est déjà annoncé, d'ailleurs les postes stratégiques de barreurs sont pris d'assaut...
Et donc direction Chenonceau.

Nous saluons au passage les moulons et les forteresses, en chanson, sous l'orchestration de Vincent. Il nous manquait tout de même, le juke-box Cathy, et puis la voix si unique de Calou. Les écluses tronçonnent le parcours et animent les yolettes. D'ailleurs, on peut y voir des choses intéressantes tel que les géraniums animés (voir pour cela Vincent...).
Enfin le fameux Château des Dames est en vue, passage sous les voûtes du château. C'est quand même beau sous cet angle.
Et là moment de folie, batailles d'eau, pelles dans tous les sens, sous les yeux des touristes médusés, qui cherchent désespéremment sur leur billet d'entrée, ce que peut être ce spectacle.
Comme on ne dort pas à Chenonceau, contrairement à ce que certains pouvaient penser..., on repasse sous les arches du château, direction Blere, destination finale de la journée.
A l'arrivée, surprise... du jamais vu, une horde d'organisateurs, nous détachent les pelles, nous empoignent les yolettes, et nous les transportent jusqu'aux tréteaux, laissant nos rameurs perplexes, mais finalement très contents. Mention spéciale à l'organisation.
Total kilométrique de ramerie pour la journée : 40 km. Tout le monde a le sourire, personne n'a l'air fatigué. C'est bon signe, la traversée de la Manche à la rame, est envisageable (Christophe, tu peux préparer les bulletins d'inscription...).
Un minibus nous attend direction le château de la Saulaie. Récupération des valises et en attendant le repas, la piscine extérieure est proposée. Pas trop d'amateurs, vu la température !!!
Nos nouveaux châtelains, ont opté sérieusement pour une séance d'étirements, ou de tentative d'étirements. Un cours de stretching sera peut-être à prévoir avec l'entrainement loisir cet hiver, certains vont finir par se casser. Hum !

Apéritif au Vouvray, les langues se délient, avant de passer à table,où la confrérie de M.... véritables ambassadeurs du Vouvray, nous attendent pour l'intronisation de cinq rameurs savamment recrutés par les organisateurs.
Recommandations de ces hauts dignitaires avant de nous laisser ripailler et festoyer :
A la 1ère pinte, on chante, comme un oiseau
A la 2ième pinte, on devient fort comme des lions
A la 3ième pinte, on se met à braire comme des ânes.

Message reçu, aucun abus à signaler, d'ailleurs beaucoup pensaient déjà à dormir.

Pour d'autres, une petite virée du vieux Tour s'imposait. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour manger une glace ou une crêpe à la nutella. D'autant que, nous avions un guide improvisé pour la soirée, à la recherche de ses souvenirs d'enfance, et qui ne nous a même pas perdu (bravo Philipe !).
Retour vers 2h30 au château et dodo, après avoir refait son lit, car certains à l'humeur potache, avaient transformé les lits des filles en portefeuille...
Dimanche matin, après une seconde nuit un peu courte, départ de Blere, direction Tours.

32km de ballade sur le Cher, avec de nouveau, passages d'écluses, et temps fort de la matinée, une mémorable bataille navale. Stratégie et plan d'attaque élaborés par François, notre barreur, supervisé par Vincent. Et voilà la seconde yolette et son équipage se sont retrouvés avec un taux d'humidité nettement supérieur à la normale.
L'arrivée à Larçay (près de Tours) signe la fin du périple sur le Cher. De nouveau c'est l'effervescence sur les berges, avec le démontage et le chargement des bateaux.
Décision unanime de nos rameurs brivistes, de charger les yolettes, sans les démonter. Une demi-heure après, conclusion unanime de ces mêmes rameurs, de charger les yolettes en les démontant !!!
Après cet exercice périlleux et éreintant, direction vers les repas et l'orchestre où les andouillettes et le vouvray (encore lui) nous attendaient.
Avant de repartir sur Brive, la visite du château de Chenonceau, s'imposait. Surtout que certains avaient pensé y dormir er pensaient être inscrits pour la randonnée de Blois, leur déception aurait été trop grande...
(Mais shuttt !!!... ils sont de Ligigniac et ils boivent de la tisane).
23h30, arrivée à Brive, suggestion, comme prochaine sortie loisir, la randonnée du Cher pour aller voir Blois...

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Pour commander le livre, rendez-vous sur le site bagnagi.fr

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